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La viande de cheval, un scandale de façade

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Des ministres au niveau européen sont impliqués pour résoudre une crise sans précédent sous l’oeil des médias internationaux : l’ajout de viande de cheval dans des produits à base de viande de boeuf.

Pour les végétariens du monde entier (ou ceux qui s’intéressent à ce business) cette situation est amusante. Il existe, sur le marché de la viande, de tels scandales que l’ajout non déclaré d’une viande comestible d’un cousin herbivore du boeuf dans un plat préparé (où de toute façon la « viande » n’a pas de goût) parait totalement anodin.
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Végétarisme, 6 mois après

Voilà 6 mois presque jour pour jour que je suis devenu végétarien. Un terme plus approprié serait végétalien puisque je ne mange rien qui a une origine animale : viande et poisson bien sûr, mais aussi oeufs et produits laitiers.

Ma décision de changer radicalement de régime alimentaire, je l’ai expliqué dans un précédent billet. Aujourd’hui, rien a changé. Je suis toujours convaincu du bien fondé de cette orientation alimentaire. Mais voici un petit résumé de ce que j’ai traversé et ressenti pendant ces 6 derniers mois :

Sur mon régime alimentaire réél :

  • Je n’achète jamais de viande ni de produits laitiers, il y en a parfois à la maison mais seulement pour les enfants.
  • Je transgresse parfois le régime, mais très rarement, 1 à 2 fois par mois maximum
  • Je mange beaucoup de légumes, de fruits secs, de céréales et de fruits frais.
Sur ma santé :
  • J’ai perdu de façon stable 6 kg et ce, sans limitation de quantité : je mange beaucoup et je n’ai jamais faim
  • Je suis passé de 2,38 g/L de cholesterol à 1,98 g/L (la limite supérieur de la « normale » est 2,00 g/L) … note : je ne suis pas passé à un régime sans alcool.
  • Mon fer a baissé de 40% mais reste plus de 2x supérieur à la limite basse
  • J’ai une minuscule carence en vitamine B12 : 193 pg/L alors que la limite basse est de 197 pg/L. Le docteur n’a pas jugé bon d’en prescrire.
Sur ma forme :
  • Excellente forme générale
  • Pas eu de rhume ou de toux depuis 6 mois
  • Resistance physique accrue, meilleure endurance même pendant les efforts relativement violent (boxe)
Sur le goût :
  • J’ai redécouvert la nourriture d’origine végétale et ce qui la rend excellente : piment, ail, oignons, herbes, condiments, huiles végétales, mais aussi chocolat, cannelle, sésame, soja …
  • J’ai perdu le goût de la viande transformée : saucisses, saucisson, patés etc. J’ai passé 36 ans a adorer ça, aujourd’hui ça m’écoeure presque.
  • Je n’ai plus envie de manger de la viande et du poisson : même si l’idée m’intéresse encore (manger un gros steak saignant), cela ne m’obsède pas.
  • Le fromage, c’est plus dur. Même si c’est rare, je craque plus facilement sur un plat fromager, gratin etc. Il faut dire qu’habiter en Haute-Savoie n’aide pas.
Sur les animaux :
  • Notre culture fait qu’on voit la viande comme une matière première. On arrive très bien a aimer les chats, chiens, dauphins, à leur prêter des sentiments humains et à considérer qu’il est normal d’élever des animaux (vache, porcs, poules) en batterie et de les tuer pour les manger. Même si je ne suis pas complètement sorti de ce trip collectif, j’avoue que quand je vois de la viande dans mon assiette, j’ai l’impression de manger « aux dépends d’autrui » (la bestiole qui est dans l’assiette). Ce qui me rend la viande bien moins appétissante.
  • Je pense qu’il est acceptable de manger de la viande, pas forcément souvent. Mais j’ai de moins en moins d’indulgence pour l’industrie agro-alimentaire qui génère de la souffrance animale pour nous approvisionner en nourriture coûteuse, non-écologique et surtout pas bonne pour la santé (grasse, pleine d’antibiotiques). J’ai plus de respect pour le petit paysan local qui traite bien ses quelques bêtes et le chasseur « raisonnable » que pour la viande en barquette.
Sur la vie en société :
  • Je ne suis pas un intégriste, j’accepte quelques écarts et je ne cherche pas à convaincre. Ca se passe donc très bien. En plus, mes amis et ma famille pensent toujours à me faire un plat, ou un apéro vegan-friendly.
  • Pour manger au restaurant, c’est plus compliqué. Faites le test et regardez une carte : souvent, tous les plats contiennent de la nourriture d’origine animale. Donc, les restos chinois, japonais, indiens et libanais constituent la base du végétarien de sortie.
Pour finir, je dirais que je suis très content d’avoir adopté ce mode de vie. Décontracté par rapport à ce que je mange, en meilleure santé, avec l’impression de faire tous les jours, même de façon imperceptible à l’échelle de la planète, une chose positive. Mais tout cela sans faire de prosélytisme ni de culpabilisation : chacun reste libre de sa culture et de ses croyances. Et d’ailleurs, si être végétarien, c’est vraiment mieux que l’inverse, les gens finiront par s’en rendre compte, non ?

Je suis devenu végétarien, pourquoi ?

Je suis devenu, depuis le 20 mai 2011, végétarien. En fait, je suis même devenu végétalien puisque je ne mange ni produit laitier, ni oeuf, ni poisson. Suite à un échange avec Dugomo, j’ai décidé d’écrire un billet sur le sujet.

Tout cela après avoir lu ce livre. Au départ, je ne pensais pas qu’il serait question de végétarisme dans cet ouvrage, je souhaitait juste m’informer sur la nutrition. Mais on se rend vite compte que l’objectif de l’auteur est de nous faire comprendre que toutes les maladies occidentales : diabète, obésité, cancers, maladies cardiovasculaires et auto-imunes, sont dues pour bonne part à notre alimentation basée sur la viande et les sous-produits d’origine animale. Sa démonstration est sans appel (études, graphiques, statistiques, explications biologiques). Les données sont claires, mais les intérêts financiers sont tels que peu de gens sont au courant.

J’ai 36 ans, je fais 1m73 et pesais 79kg, malgré une activité sportive importante (2 entrainements de boxe française par semaine plus rando ou VTT le week-end). Un poids bien au dessus du « poids de forme » (taille – 10kg). Autre problème : 239 mg/L de cholesterol (la limite haute est à 200 … WTF?!). Il faut dire que j’étais un bon vivant : vin et viande, voilà de la vraie bonne bouffe de vainqueur ! Aucun problème pour engouffrer un rôti de boeuf de 1kg à deux avec beau-papa ! Vive les tartares et les brochettes, les chipos, les diots, les andouillettes, le saucisson etc. Pareil pour les reblochons, les roqueforts, comtés et tout ce que les fromagers veulent bien mettre à notre disposition.

J’étais un beau viandard amateur de fromages.

Après avoir lu ce livre, tout change. La nourriture d’origine animale, tellement riche en protéine et en graisse, est stockée facilement par notre corps. Elle encrasse nos artères, nous fait grossir. Elle provoque des maladies graves. On a plus envie d’en manger. Mais plus du tout.

Du coup, je ne mange que des légumes, des fruits, des féculents, rien qui vient des animaux. Surtout pas viande ni fromage. Je mange des légumineuses, des fruits secs, des tomates, des haricots, du pain, des salades, des courgettes, des pois chiches, des aubergines, des choux chinois, des algues, du riz : rien que du végétal !

J’ai perdu 4 kg. Le tout sans avoir faim, sans manger des saloperies. J’ai « juste » eu à renier ma culture culinaire (arf !). Simple mais compliqué, simple mais efficace.

Et ensuite, j’ai réfléchi.

Et finalement, je pense que le végétarisme a 4 qualités :

  • Santé : nous l’avons vu, c’est indéniable, cesser de manger des produits animaux augmente la durée de vie, le dynamisme, la santé en général.
  • Ethique : parquer des animaux, les massacrer, les maltraiter, les tuer, les enterrer vivants, tout cela est monnaie courante. Finalement ça nous parait normal. L’est-ce ? Pas sûr. Ne pas manger de viande, c’est aussi ne pas être complice de ces choses-là. C’est peu de choses, mais c’est déjà ça.
  • Ecologie : élever des bovins, des porcs, des poulets, c’est bousiller la planète. Consommation d’eau, gaz à effet de serre etc etc, manger de la viande tue la terre un peu plus chaque jour. C’est un fait.
  • Economie : la première fois que j’ai fait les courses après avoir abandonné la nourriture d’origine animale, j’ai été très surpris. J’ai fait répéter la caissière. Mon caddie m’a couté presque 50% de moins que d’habitude ! Conséquence totalement imprévue mais parfaitement logique. Manger sain, éthique, écolo, coute juste beaucoup moins cher.

Bref, l’homme n’est pas fait pour manger de la viande, du lait, des oeufs tout comme le bonobo, le singe le plus proche de l’homme. On est un peu omnivores, mais surtout très végétariens. En tout cas, même si on peut manger de la viande, c’est pas tout le temps et exceptionnellement.

Chacun fait ce qu’il veut, mange ce qu’il veut. Je ne cherche pas à convertir. Qu’il est désagréable de se voir empêcher de manger ce que l’on veut ! Et d’ailleurs, moi-même, peut-être, vais-je laisser tomber ? Je ne cherche pas à faire la leçon à quiconque.

Mais une chose est sûre, manger végétarien sonne juste à tous points de vue … alors pourquoi ne pas essayer ?

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